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22 novembre 2017

Extrait de l’article de Nicole Gueunier »deux moments clés dans l’histoire de la TRADUCTION BIBLIQUE »

Classé dans : — evangilegrec @ 11 h 20 min

Extrait de l’article de Nicole Gueunier :

« Deux moments clés dans l’histoire de la traduction biblique » Archives de Sciences Sociales des Religions,147, 2009 

Publié dans :

http://assr.revues.org/21347

« Contrairement aux Bibles du xvie siècle qui multipliaient les différences confessionnelles entre traductions, celles d’aujourd’hui ont – au moins en France – tendance à les réduire, suite au développement de l’œcuménisme et au changement des positions catholiques officielles sur la Bible. En effet, les Bibles protestantes se distinguaient encore récemment des catholiques par le rejet des livres deutérocanoniques, la numérotation hébraïque des psaumes, l’absence de notes, le tutoiement de Dieu, la dénomination « L’Éternel » pour « YHWH » et dans le NT, l’emploi paulinien de « Christ » (et non de « le Christ ») quand il s’agit du nom propre et non de la fonction messianique. Les catholiques, quant à eux, ne donnaient que la numérotation latine des psaumes et vouvoyaient Dieu. Aujourd’hui, la plupart des catholiques donnent la double numérotation des psaumes et adoptent le tutoiement. De son côté, la NBS (2002) présente des notes, renonce à « L’Éternel » pour « Le Seigneur », et à « Christ » pour « le Christ ». Les différences les plus nettes qui subsistent dans les Bibles françaises sont, dans les protestantes, l’absence des deutérocanoniques et de référence à la numérotation latine des psaumes.

Bibles non confessionnelles

23Cf. J.-M. Auwers (2001) et P. Lassave (2005).

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C’est surtout en comparant les traductions confessionnelles aux «laïques» – déjà anciennes: Dhorme, 1959; plus scientifique et historique: Grosjean, 1971; plus littéraire, et récentes: Chouraqui, 1979, 1985; systématiquement littérale par rapport au lexique hébraïque: Meschonnic (traductions partielles abondamment annotées de l’AT, 1970, 1981, 2001, 2002, littérales aussi mais centrées sur le jeu des signifiants et la rythmique) et enfin la Bible Nouvelle Traduction: (BNT, 2001)23 – que l’on pourra mesurer la nouvelle polarisation qui s’instaure entre elles. La comparaison portera sur des indices, ainsi la façon dont les unes et les autres rendent certains termes théologiques d’une part («péché, diable»), liés aux realia et aux façons de dire antiques d’autre part («étranger, ceindre ses reins»). À partir de là, on essaiera de remonter aux principes de base qui semblent inspirer ces différences (Lassave, 2005).

Les termes théologiques

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Certains mots-clés du judaïsme et du christianisme: «église, Esprit, foi, péché, résurrection» ont été sacralisés et de ce fait linguistiquement figés par un long usage religieux. L’exemple de «péché» (hébreu Hattā’h, grec hamartia) semble éclairant, même si l’on ne considère qu’un seul texte, le Psaume 51, dit «Miserere» dans la liturgie latine, qui contient sept occurrences de la racine Htt’h, correspondant aux substantifs «péché/pécheur» et aux verbes «pécher/enlever le péché». La plupart des traductions confessionnelles gardent les traditionnels «péché, pécher, pécheur», sans aucune différence entre versions catholiques, réformées et juives. Seules variantes, dans la BJ et les versions courantes (Lectionnaire et BFC): «péché/faute/mal agir». Mais les traductions non confessionnelles en introduisent beaucoup plus: si la plus ancienne (Dhorme) garde «péché», les plus récentes ont «carence» (Chouraqui), «égarement» (Meschonnic), «crime, faire du mal» (BNT). Dans l’ensemble du corpus biblique, Jean-Marie Auwers (2001) énumère pour la seule BNT «écart, erreur, errements, gâchis, manquement, refus, tort». De même, dans la BNT, il cite six variantes pour diabolos («provocateur, rival, adversaire, diviseur, accusateur, négateur»), là où les versions confessionnelles n’ont que «diable/démon». De fait, la multiplicité des variantes ne correspond pas seulement au souci de «débondieuser» mais aussi à celui de singulariser le style de chaque traducteur-écrivain.

24  À ne pas confondre avec les violentes réactions passéistes de la droite catholique analysées dans  (…)

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D’où les critiques de certains exégètes ou théologiens24, pour lesquels le grand «coup de balai» donné par la BNT sur les mots du vocabulaire chrétien classique aboutit parfois à une perte de sens («plonger/immerger» vs «baptiser», «confiance» vs «foi»), à des affaiblissements («Comme c’est bon» ou «signaux de rendez-vous» en Gn 1, au lieu de «Dieu vit que cela était bon» et «signes»), ou même à des contresens: «vanter Dieu» dans le Cantique de Daniel n’est pas la même chose que le «louer», la «géhenne» n’est pas un «Dépotoir» et «Yahvé des troupes» (vs «Yahvé des armées») évacue la possible ambiguïté entre le sens guerrier et le sens cosmique: «l’armée» peut dans certains cas être celle «des astres».

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Dans certains cas, ce sont les versions confessionnelles qui prennent l’initiative de l’innovation. L’objectif n’est pas celui d’une désacralisation systématique mais de l’approfondissement du sens théologique lui-même, généralement à partir d’une réflexion sémantique sur ce qui arrive à un mot quotidien lorsqu’il se charge d’une signification doctrinale. Ainsi, le terme ruah («souffle/Vent/Esprit») a donné lieu dans les traductions récentes à toutes sortes d’hésitations avec solutions étymologistes («souffle/vent») ou traditionnellement doctrinales («esprit/Esprit»). Les versions les plus classiques elles-mêmes en témoignent: où Segond avait «esprit», la NBS donne «souffle». BJ (1998) risque en Gn 1 «un vent de Dieu» à la place de «l’esprit de Dieu» dans l’édition de 1955.

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Moins spectaculaire (le terme n’est pas l’un des premiers mots de la Bible), mais tout aussi parlant est l’exemple des formules prononcées par Dieu dans les théophanies (Mt, 3,17; 17,5 et parallèles): «celui-ci est mon fils bien-aimé en qui eudokèsa». Le verbe grec eudokéô appartient à un lexique tout à fait quotidien: «être content, satisfait, éprouver plaisir ou joie». Embarras des traducteurs: Dieu se devrait de parler noblement, au lieu de dire tout bonnement «dont je suis content». D’où en style un peu archaïsant: «en qui je me complais, celui qu’il m’a plu de choisir, celui qui a ma faveur», etc. Les traductions récentes essaient de rejoindre le langage de tout le monde: «je mets en lui/j’ai trouvé en lui toute ma joie», pas seulement pour être mieux compris du grand public mais pour exprimer une autre conception de Dieu: moins «tout-puissant» sur son trône que figure paradoxale de l’absolu et du proche.

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L’exemple de la formule grecque metanoeite (Mt 3,2; 4,17; Mc 1,15) est sur ce point d’autant plus éclairant que les efforts d’innovation datent de plusieurs siècles. Le verbe metanoein (trente-deux occurrences dans le NT) et le substantif metanoia (vingt occurrences) impliquent l’idée d’un profond changement de vie à la suite de la rencontre avec Jésus. Mais la Vulgate ayant traduit la formule par pœnitentiam agite, la compréhension littérale en français («faites pénitence») a entraîné un rétrécissement du sens, relié par la suite au sacrement de pénitence et aux pratiques de «satisfaction» qui l’accompagnent. Les corrections proposées par certaines des nouvelles versions latines du xvie siècle (resipiscite, corrigite vos) parurent donc sacrilèges et même hérétiques puisque les protestants rejetaient le sacrement de pénitence. En français, les traductions évoluent avec le temps: les plus anciennes (Sacy, Genoude), calquées sur la Vulgate, gardent «faites pénitence». Le commentaire de Genoude sur Mt 3,2 est même polémique: «Les protestants soutiennent que la macération de la chair et l’austérité de la vie ne sont que folie et superstition. Ce sentiment est contraire à ce passage». Segond, BJ et Osty privilégient un sens moral: «repentez-vous», ainsi que BFC: «changez de conduite» ou la Bible Expliquée : «changez de comportement». Le Lectionnaire, la TOB, Grosjean impliquent une signification plus religieuse avec «convertissez-vous», de même que la Bible des peuples. Les versions les plus modernes (BFC, NBS, BNT) insistent sur l’idée d’un changement concernant l’ensemble de la vie et pas seulement ou nécessairement la pratique religieuse ou morale: «changez radicalement», dit la NBS. Qu’il s’agisse de versions confessionnelles ou laïques, l’évolution va donc dans le sens d’une certaine désacralisation, mais dans le cas des Bibles confessionnelles, son sens est théologique et peut même évoquer une conception sécularisée de la vie religieuse. C’est ce que montre bien la préface de la Bible Expliquée: «Les explications proposées ne sont ni des leçons de catéchisme ni des leçons de morale: chacun est invité, à la lumière de ce qu’il comprend dans le texte, à formuler ses propres convictions ou ses propres engagements». Ceux-ci impliquent une certaine liberté de lecture et de pratique, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du christianisme.

La traduction des realia

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On retiendra ici l’exemple assez spectaculaire du terme «païen», employé dans les versions classiques pour traduire hébreu goy et grec ethnos/ethnikos. Les versions récentes l’évitent systématiquement, refusant la connotation péjorative, bien que Toccoli risque en Mt 5,47 «les sans foi ni loi». BFC hésite entre «ceux qui ne connaissent pas Dieu» et «les étrangers». NBS a toujours «non-juifs» et les auteurs de BNT varient entre «nations» et «autres » («peuples/nations»). Ce qui peut se lire ici est la tendance, répandue après le Concile Vatican II (plus tard récusée comme «relativiste»), à faire aux autres religions une place positive. Dans un ordre d’idées voisin, on remarquera que là où la plupart des autres traductions ont le terme «race», la NBS donne systématiquement «descendance» ou «parenté».

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Voici surtout un autre exemple, différemment codé: la traduction d’un terme fréquent, qui relèvent d’un lexique d’abord sociologique, traditionnellement rendu par «étranger». Sans tomber dans l’anachronisme, puisque l’univers biblique ne connaît pas de frontière entre «civil» et «religieux», on examinera les deux principales catégories d’étrangers que distingue l’hébreu biblique: la première (nokrî, quarante-cinq occurrences ou ben-nekar, trente-cinq occurrences) désigne celui qui n’est pas reconnu comme appartenant à la communauté et qui peut bénéficier de l’hospitalité, mais aussi être traité en ennemi. La seconde (gēr, quatre-vingt-douze occurrences) désigne des résidents permanents, non autochtones, païens ou juifs, jouissant officiellement de certains droits et astreints à certains devoirs. L’une et l’autre catégorie s’opposent à celle des ’ezrah, autochtones, membres de plein droit de la communauté. C’est naturellement la seconde catégorie qui pose le plus de problèmes de traduction, d’abord parce qu’il ne peut exister de correspondance exacte entre les critères de définition (politiques, sociaux, administratifs…) de ces termes dans l’univers biblique et dans le monde contemporain. Déjà entre TM, Septante et Vulgate règne un flou terminologique: la Septante traduit le plus souvent gēr par prosèlutos – dont le sens est différent du mot français «prosélyte» –, mais parfois par paroikos, qui implique plutôt l’idée d’un voisinage. La Vulgate multiplie les solutions: advena, peregrinus, colonus, incola… Les traductions françaises modernes et contemporaines varient mais on peut déceler parmi elles une évolution historique. Les plus anciennes (Castellion, Sacy, Ostervald, Cahen, Segond), ainsi que les versions modernes simplifiées (BFC) optent généralement pour le terme générique étranger, à l’exception de Dhorme, qui choisit hôte (glosé en note en Gn 15,15) et s’y tient. Les versions récentes, TOB, NBS, BNT (à l’exception de Chouraqui, qui utilise «métèque») ont tendance à diversifier davantage, entre «étranger» et «immigré/ émigré», ce qui témoigne d’une évolution des connaissances sur la société de l’Israël ancien et d’un souci d’actualisation par rapport aux situations migratoires d’aujourd’hui.

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L’évolution va dans le sens d’une plus grande variation, ce qui témoigne de plusieurs types de différenciation dont les critères sont les objectifs confessants ou non, le souci de publics de plus en plus diversifiés (lettrés, cultivés, populaires), celui de rejoindre les situations et problèmes contemporains (l’actualisation), enfin celui de l’expression littéraire personnelle comme c’est le cas de la BNT, bible «des écrivains», que l’on trouvait déjà chez Grosjean mais de façon moins systématique.

Quelques idiotismes

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Qu’en est-il des façons de dire propres aux langues d’origine (hébraïsmes, hellénismes) comme «la face de la terre», «trouver grâce à tes yeux», «entrailles de miséricorde», etc.? Cette question des idiotismes est si documentée (La Genèse de Castellion, 2003) qu’on se bornera à quelques exemples. Le premier est celui d’une expression grecque un peu étonnante, qui est d’ailleurs un hapax: «ceignez les reins de votre esprit» (1P 1,13). Elle est issue de la formule hébraïque «ceindre ses reins», c’est-à-dire «se tenir prêt à l’action», présente une dizaine de fois dans l’AT: ceindre ses reins permet en effet de se protéger et de replier ses vêtements pour ne pas être gêné dans la marche, le travail ou le combat. La lexicalisation se manifeste déjà en hébreu où l’image des «reins» s’efface parfois en s’accompagnant d’un terme abstrait: la femme forte des Proverbes «ceint ses reins de force» (Pr 31,17). La littérature néotestamentaire reprend plusieurs fois l’expression mais la formule de 1P 1,13, incohérente à la manière du «char de l’État qui navigue sur un volcan» est difficile à traduire! De ce fait, elle ne donne lieu qu’à un seul clivage entre les traductions: les unes (en gros les plus anciennes, de Sacy à Segond et Osty) restent littérales («les reins de votre intelligence, de votre entendement»), les autres sont des gloses: «de vous tenir en éveil» (BJ), «tenez votre esprit prêt à l’action» (BFC), «l’esprit prêt pour le service» (TOB), parmi lesquelles on remarquera les dernières innovations, «mobilisez vos facultés mentales» (NBS) et «déterminés» (BNT). L’objectif est évidemment ici d’éviter le «patois de Canaan».

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Le second exemple, issu du récit des «Noces de Cana» en Jn 2, porte sur une réplique de Jésus à Marie qui lui signale que les provisions de vin sont épuisées: littéralement «Quoi à toi et à moi, femme? Mon heure n’est pas encore venue». La première formule, hébraïsme fréquent dans l’AT pour exprimer un refus d’intervenir (voir aussi Mc 1,24), a donné bien du mal aux traducteurs chrétiens qui la jugeaient théologiquement offensante par rapport à une figure devenue dans la doctrine catholique «la mère de Dieu». D’où des affaiblissements: déjà Castellion était gêné, rendant «quoi à toi et à moi?» par «Et puis?» De même, BJ, BFC, Osty, TOB, édulcorent: «Que me veux-tu?» On trouve aussi des gloses: «en quoi cela nous concerne-t-il?» (Maredsous, 1955, qui pousse par ailleurs le souci de bienséance jusqu’à rendre «femme» par «Mère», de même que la Bible expliquée : «Mère, est-ce à toi de me dire ce que j’ai à faire?»), ou bien «Femme, vas-tu te mettre dans mes affaires?» (Bible des peuples) ou «qu’avons-nous de commun en cette affaire?» (NBS). Chacune dans son style, les versions de BNT et de P.V. Toccoli semblent mieux rendre compte et du signifiant originel et de ses possibles interprétations: «Femme, ne te mêle pas, dit Jésus» et «Et alors! Maman! Qu’est-ce que j’y peux! Tu crois que c’est le moment?». La première exprime l’idée que la Marie évangélique n’a pas de prise sur l’action de Jésus, la seconde, peut-être, que même le seigneurial Jésus johannique n’en est encore qu’au premier de ses sept miracles ou «signes». Si «Tu crois que c’est le moment?» peut affaiblir la notion de «l’heure» de Jésus, on notera que toutes les autres occurrences en Jean sont rendues par le terme propre. Le souci de rendre sans l’édulcorer la vie d’un dialogue abrupt, comme le sont souvent les échanges verbaux évangéliques, l’emporte ici sur celui de l’exactitude lexicale.

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Comment, finalement, rendre compte des points communs et des différences entre ces deux moments fascinants où la traduction biblique (pas seulement biblique d’ailleurs!) a connu des changements particulièrement radicaux? Au xvie siècle, double traversée des langues: en amont, un substantiel effort linguistique et théologique fait rejoindre les langues d’origine. Dans le présent de la Renaissance humaniste, réoccupation du latin, bientôt abandonné au profit des langues vernaculaires européennes. Mais, catholiques ou réformées, les traductions restent attachées au régime religieux et civil de chrétienté. Au xxe siècle, double mouvement: quelques traductions laïques cherchent à se délier du langage sacré traditionnel et à «sortir de la religion». Mais certaines Bibles confessionnelles entreprennent un nouveau voyage, tributaire d’une théologie qui prend en compte la double expérience de l’exculturation des Églises et de la sécularisation du langage religieux. »

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Pour citer cet article

Référence papier

Nicole Gueunier, « Deux moments-clés dans l’histoire de la traduction biblique », Archives de sciences sociales des religions, 147 | 2009, 21-39.

Référence électronique

Nicole Gueunier, « Deux moments-clés dans l’histoire de la traduction biblique », Archives de sciences sociales des religions [En ligne], 147 | juillet-septembre 2009, mis en ligne le 01 octobre 2012, consulté le 21 novembre 2017. URL : http://assr.revues.org/21347 ; DOI : 10.4000/assr.21347

Auteur

Nicole Gueunier

Université François-Rabelais –Tours, nicole-gueunier@wanadoo.fr

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