• Accueil
  • > Grec classique pour réalités nouvelles du christianisme

10 octobre 2017

Grec classique pour réalités nouvelles du christianisme

Classé dans : — evangilegrec @ 11 h 49 min

 

Alors que des mots de la langue classique

ont pris un sens nouveau avec le christianisme ,

d’autres mots ont été créés pour dire les réalités nouvelles .

 

-

Un exemple de mot qui n’existe que dans la Septante et le NT  :

θυσιαστήριον formé à partir de θυσια le sacrifice (attesté dans la langue classique).

Ce mot a été préféré au mot βωμός qui désigne l’autel dans la langue classique,

pour éviter toute référence aux réalités de la religion païenne.

(le βωμός était l’autel où l’on accomplissait les sacrifices d’animaux)

-

Apôtre : du verbe : ἀπο  + στέλλω (attesté en grec classique, envoyer)

πόστολος, ος,ον (adjectif) : envoyé, député.

Evêque :    πίσκοπος  de la racine : σκοπ  σκεπ (qui aide à former le verbe σκοπέω surveiller),

des mots français sont formés sur cette racine : inspecteur, épiscope, périscope, microscope, cinémascope)…

Paroisse :  παροικία désigne en grec classique un groupe d’habitations voisines,

avant d’être utilisé au sens de « paroisse » par les chrétiens.

Baptême : vient de   βαπτίσμα ,  βαπτεν  (plonger) βαπτιζεν  (immerger)

Eglise : κκλησία, en grec classique, ce mot désigne l’assemblée des citoyens, ceux qui sont « appelés ».

Car ce mot a pour racine καλέω, appeler.

Παράκλητος, qui désigne Jésus et surtout le Saint-Esprit dans les écrit de Jean, a la même racine :  Καλέω .

Παράκλητος, chez les auteurs profanes, désigne les gens qui défendent des accusés.

Il n’y a pas de mot français adéquat pour le traduire dans le NT, c’est pourquoi on a gardé le terme « paraclet ».

Saint Jérôme l’ avait traduit par  paraclitus  dans la Vulgate.

Parabole :   »parabole » dans le NT .

Παραβολή au sens de comparaison, rapprochement se trouve en grec classique.

Vient de  παρα (préfixe : le long de, auprès de )+ βάλλω (verbe : jeter).

Chez Aristote : comparaison (terme de rhétorique),  chez les mathématiciens : parabole. (cf Bailly p.1458)

Comparer  avec  : διάβολος  δια+ βάλλω, (βάλλω = jeter) ,

du préfixe δια : qui exprime la séparation (à travers) le diable est celui qui se jette entre Dieu et les hommes pour les séparer.

et                           symbole, venant de  συμ+ βάλλω,  du préfixe : συμ  ou συν  (avec) le Symbole unit les hommes dans une même foi.

Voir aussi :

MIQUEL, Pierre Le grec, une langue théologique, (Cerf) 1998

Sur le net :

Accessible par  le site  Lexilogos (cf.Favoris) :

TRENEL, Jacques,  L’Ancien Testament et la langue française du Moyen Age (VIII-XV è siècle) ,

étude sur le rôle de l’élément biblique dans l’histoire de la langue des origines à la fin du XVème siècle . (1904)

Cet ouvrage est ccessible également par :

 Gallica BNF  ( gallica.bnf.fr ): l’Ancien Testament et la langue française (dans recherche avancée).

CLUGNET, Dictionnaire français des noms liturgiques, (1895)

Pour voir ce livre : dans lexilogos, chercher : Philosophie et religion, puis :   »christianisme »,

puis vous trouvez le titre de cet ouvrage (ancien!)

 

 

 

Laisser un commentaire

En route pour les JMJ 2016 ... |
Ousmane TIMERA |
Omero Marongiu-Perria |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | PUISSANT MAITRE MEDIUM SHA...
| Où subsiste la catholicité ?
| Formation permanente